Les évènements qui se déroulent dans le monde et surtout dans les trois pays de l’Association des États du Sahel font peur.
L’attaque de milliers de terroristes contre le Mali, attaque qui semble avoir le soutien médiatique occidental, laisse à croire que d’anciennes puissances coloniales sont derrière ces actes répréhensibles.
Ce que des centaines de milliers de jeunes africains et nous, Haïtiens, devrions comprendre, c’est que les anciens colons n’accepteront jamais que certains pays soient souverains et disposent d’une gouvernance dans l’intérêt de leur population. Surtout s’ils sont nègres et pauvres. Pauvres voulant dire riche en matière première pour les puissances occidentales, mais délabrés, non gouverné pour leurs populations.
Car comment vouloir s’accrocher autant au contrôle des pays du Sahel quand il a été dit et redit qu’ils étaient d’une désespérante pauvreté ?
Le chaos dont on menace le Mali ressemble un peu au chaos et à la violence installée dans notre pays. Sauf que, chez nous, les choses ont été plus faciles avec le niveau lamentable de notre classe politique réduite depuis quelque temps à des cliques de voyous. Tout a été détruit et continue à être détruit chez nous avec une minutie hallucinante. Les cerveaux. Les routes. Les écoles. Les universités. Les hôpitaux. Même un symbole comme le Jardin Botanique des Cayes est fermé. Les Haïtiens dans leur propre pays ont toutes les difficultés pour se déplacer afin de vaquer à des occupations dont dépendent leur survie. Le seul grand aéroport du pays est fermé pour une dite question d’insécurité.
La non-gouvernance, l’incompétence de nos dirigeants, leur soumission aux stratégies criminelles de certaines officines étrangères ont fait que le couteau joue dans du beurre. Dans les pays africains où de vraies élites veulent donner une autre direction à leur communauté, les choses sont plus ardues pour certaines chancelleries. Certes, ces dernières mettront tout leur poids sur la balance pour avoir raison de ces nègres qui osent lever la tête. Ce n’est pas pour rien qu’ils ont soit voté contre la résolution de l’ONU qualifiant l’esclavage de crime contre l’humanité, soit se sont abstenus.
La lutte, comme toujours, devra se mener sur deux fronts. Le front intérieur avec tous ces incompétents et tous ces voyous à la solde des étrangers, et le front extérieur avec ce système qui veut toujours maintenir les États du Sud dans la domesticité.
Le niveau de violence et de chaos que nous connaissons n’est donc pas dû un hasard. On l’a voulu quelque part. Des dégénérés au niveau national ont joué le jeu, continue à le jouer. Mais le réveil se fait. Toute notre jeunesse n’est pas encore pourrie par les stratégies macabres développées sur les réseaux sociaux.
Il restera toujours des éveillés pour mettre en marche la locomotive.
Gary Victor
