Manifestation violente à Cap-Haïtien

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À l’initiative du parti politique Pitit Desalin, plusieurs milliers de personnes ont investi les rues du Cap-Haïtien, le mercredi 28 septembre 2022, afin d’exiger entre autres la démission du Premier ministre Ariel Henry.

À travers cette énième manifestation qui a réuni des milliers de  citoyens venant des différents postes de rassemblement, dont Milot, Vertière, Madeline, Carrefour Samarie, etc., les protestataires entendent dénoncer  les mauvais agissements des autorités de l’État face à la dégradation des conditions socio-économiques de la population.


Les manifestants protestent contre la rareté et la hausse des prix du carburant et exigent le départ du gouvernement d’Ariel Henry, incapable de juguler la crise multidimensionnelle que traverse le pays.


Malgré l’opposition de la police, les protestataires ont parcouru différentes artères au centre-ville du Cap-Haïtien. La manifestation a été dispersée à plusieurs reprises par les forces de l’ordre qui ont fait l’usage des gaz lacrymogènes.

À la rue 5 A et boulevard, des scènes de pillage  au niveau de Léa Market, de violence et d’affrontements entre policiers et manifestants ont été observées.


Outre ces événements des rafales d’armes automatiques retentissent  un peu partout à  travers la ville du Cap-Haïtien.Entre les manifestants et la la police nationale d’Haïti (PNH),il y avait un véritable jeu d’aller-retour.


Les protestataires ont tenté à plusieurs reprises de se regrouper après avoir été dispersés par la Police. Des barricades de pneus enflammées sont érigées à plusieurs endroits de la ville, notamment à l’entrée sud, où la circulation automobile et piétonne est complètement paralysée.
 

Toutes les activités ont été paralysées au niveau du transport en commun et du commerce informel. Les magasins, les banques commerciales, les maisons de transfert gardent leurs portes fermées depuis plus de deux semaines.

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