Des avocats ont organisé, devant le tribunal de première instance de la capitale, une conférence de presse pour dresser le bilan du mouvement de revendication entamé le lundi 21 juillet et poursuivre leur dénonciation des actes de corruption. Ils réclament également la démission du commissaire du gouvernement.
Les activités du Parquet sont paralysées ,seuls des avocats partageant les mêmes revendications occupent les lieux. Cette situation affecte même les marchandes installées à l’entrée, qui peinent à vendre leurs produits.
Selon Me Iswick Théophin, plusieurs hommes de loi soutiennent cette mobilisation depuis cinq jours devant l’institution. Ils dénoncent des actes de corruption qui seraient commis sous la direction de Frantz Montclair et exigent sa révocation, affirmant qu’ils bloqueront l’accès au Parquet tant qu’aucune décision ne sera prise. « Et cette décision n’est autre que la révocation du commissaire Montclair », martèle Me Théophin.
Il évoque également l’arrestation d’un bâtonnier par intérim de la Croix-des-Bouquets, qu’il estime contraire aux dispositions légales. L’homme de loi lance un appel aux avocats, aux fonctionnaires de l’État et aux citoyens pour renforcer la mobilisation.« Nous devons tous prendre part à cette mobilisation, c’est notre responsabilité », affirme-t-il.
Par ailleurs, Me Théophin dénonce une plainte déposée contre eux par Frantz Montclair auprès du barreau, qu’il qualifie d’action désespérée. Il rappelle qu’il existe déjà plusieurs plaintes enregistrées contre ce commissaire et ne comprend pas pourquoi aucune mesure n’a encore été prise à son encontre. Selon lui, Montclair bénéficierait du soutien de ceux qui sont censés faire régner la justice.
Me Théophin accuse également le commissaire de monnayer certaines décisions en échange de fortes sommes d’argent, ce qui lui a valu le surnom de « Frantz Mon Cash ».
Sorah Schamma Joseph
