Dans un contexte marqué par la persistance de l’insécurité criminelle, les autorités haïtiennes réaffirment leur volonté de reprendre le contrôle de l’ensemble du territoire national. C’est dans cette dynamique que le président du Conseil présidentiel de transition, Laurent Saint-Cyr, accompagné du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et du ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Me Patrick Pélissier, a effectué une visite à la Direction départementale de l’Ouest-1 (DDO-1) de la Police nationale d’Haïti (PNH).
L’État entend exercer pleinement son autorité et ne compte céder aucun espace aux groupes armés. Les responsables de la PNH ont également pris part à cette rencontre, axée sur l’évaluation des opérations sécuritaires en cours. Les échanges ont porté notamment sur l’appréciation des dispositifs déployés sur le terrain ainsi que sur les ajustements jugés nécessaires face à l’évolution de la situation sécuritaire.
Cette visite visait à assurer un suivi direct des actions menées par les forces de l’ordre et à renforcer la mobilisation des unités engagées dans la lutte contre les gangs armés qui sévissent dans plusieurs zones de la région métropolitaine. Elle a également permis de consolider la coordination entre les autorités politiques, le ministère de la Justice et le haut commandement de la PNH, dans un souci d’efficacité et de cohérence de l’action publique.
Au cours des dernières vingt-quatre heures, des opérations policières d’envergure ont été menées dans des secteurs stratégiques du département de l’Ouest, notamment à Bel-Air et à Delmas 4. Ces interventions s’inscrivent dans une offensive soutenue de la PNH, appuyée par la Task Force, avec pour objectif de démanteler les foyers criminels, de rétablir l’ordre public et de permettre le retour progressif de l’autorité de l’État.
La présence simultanée des plus hautes autorités politiques au sein des installations policières traduit une volonté politique affirmée de soutenir sans réserve les forces de l’ordre, de renforcer leurs capacités opérationnelles et d’assurer la continuité des actions sécuritaires jusqu’au rétablissement complet de la sécurité nationale.
Pour les autorités, le rétablissement de l’autorité de l’État demeure une condition incontournable à l’organisation d’élections libres, démocratiques et crédibles en 2026, étape jugée essentielle au retour de la stabilité institutionnelle et de la légitimité républicaine.
À l’attention de la population, l’État se veut à la fois rassurant et déterminé. Les forces de sécurité poursuivent leurs opérations ; les résultats sont progressifs mais perceptibles, et la détermination des autorités demeure intacte. Le gouvernement assure qu’il maintiendra le cap jusqu’au rétablissement total de l’ordre et de la primauté de la loi.
Sorah Schamma Joseph
