À l’approche du 7 février 2026, un bras de fer s’installe au plus haut niveau de l’État haïtien. Les autorités semblent engagées dans une lutte acharnée pour conserver le pouvoir, alors que la population continue de vivre dans un climat sécuritaire précaire. Face à cette situation, le sociologue Ambroise Guillaume, co-fondateur et président de l’Observatoire international pour la démocratie et la gouvernance (OIDG), exprime ses inquiétudes face à cette situation. Cet affrontement interne au sein de l’exécutif, mène sans doute au profit des intérêts personnels, au détriment du peuple haïtien.
Le Dr Ambroise Guillaume souligne l’échec du CPT à atteindre les objectifs fixés lors de sa mise en place. À l’approche de cette date charnière, aucune alternative claire est en place pour assurer la continuité du pouvoir. À ce niveau, le président de l’observatoire international pour la démocratie et la gouvernance (OIDG), Ambroise Guillaume appelle à un sursaut patriotique et à une concertation nationale inclusive réunissant les acteurs politiques, la société civile et la diaspora afin de trouver une issue à la crise politique actuelle que fait face le pays.
De surcroît, le professeur Ambroise Guillaume met également en garde également contre l'influence de la communauté internationale, qui risque d'imposer ses propres solutions si les acteurs politiques ne parviennent pas à un consensus souverain. Selon lui, seule une entente nationale solide et souveraine pourra légitimer la direction future du pays et restaurer l’ordre constitutionnel.
Le 7 février 2026 représente un tournant décisif pour la transition politique. Le mandat du CPT et du gouvernement actuel doit prendre fin à cette date, mais aucune alternative n’a encore été définie clairement pour le lendemain. Alors que, plusieurs partis politiques ont déjà formulé des propositions, mais aucune décision définitive n’a été arrêtée.
Par ailleurs, ce dernier évoque un « constat d’échec » des membres du conseil présidentiel de transition (CPT) concernant les cinq axes de l’accord du 3 avril 2024 notamment la sécurité nationale, redressement économique, conférence nationale sur la Constitution, renforcement de l’État de droit et surtout organisation des élections crédibles. Aucun de ces objectifs n’a été atteint. La crise est aggravée par des tensions internes, notamment la volonté du CPT de révoquer le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, ce qui alimente un climat de confrontation perçu comme une lutte pour le pouvoir plutôt qu’une recherche du bien commun.
À cet effet, plusieurs options ont été discutées pour l’après-7 février prochain, tels que le recours à la Cour de Cassation, la mise en place d’un conseil de transition réduit ou encore la prolongation de l’exécutif actuel sous une autre forme. Toutefois, dans ce « cadre spécial » marqué par une application partielle de la Constitution, aucune solution ne s’impose légalement de manière incontestable.
En somme, si la Cour de Cassation peut jouer un rôle de substitut institutionnel pour combler le vide de l’exécutif, son intervention dépendra entièrement de la capacité des acteurs haïtiens à parvenir à un consensus. Les autres propositions restent au stade de débats politiques, dans l’attente d’un compromis national.
Likenton Joseph
