Le Centre dédical Dr Descollines (CEMED), en collaboration avec La Jenès Ki saw vle et Nègès Mawon, ont organisé une clinique mobile, le dimanche 8 mars 2026, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes. Environ une centaine de femmes et de jeunes filles ont bénéficié de soins de santé lors de cette activité.
En effet, cette année la Journée internationale est des droits des femmes est commémorée autour du thème : droits, justice, action.
Dans cette optique, le Centre Médical Dr Descollines (CEMED) et ses partenaires ont tenu à marquer cette journée par une clinique mobile communautaire et de sensibilisation pour des femme et des filles vivant dans le site de déplacés de l'Ecole Nationale République d'Equateur.
Dr Johnny Descolines, directeur exécutif du CEMED, a fait savoir que pas moins de 150 femmes ont été prises en charges au cours de cette journée. Elles ont reçu gratuitement des médicaments.
« Au moins 50 femmes ont bénéficié des séances de dépistage du cancer du sein et du col de l’utérus, deux fléaux qui nuisent terriblement à la santé des femmes et les fille. C'est pourquoi, le CEMED a choisi de marquer la journée internationale des droits des femmes par cette activité », a ajouté le directeur.
Me Abigaïl Dérolian, responsable de la section « Violences basées sur genre (VBG) » de Nègès Mawon, ainsi que Clodinal Nazaire, secrétaire générale de Lajenes Ki Saw Vle, ont exprimé leur satisfaction quant à leur participation à cette activité qui met en valeur le droit à la santé des femmes.
Selon Me Dérolian, cette journée n’est pas seulement consacrée à des discussions ou à un bilan de la situation des femmes, mais constitue également une occasion de poser des actions concrètes et de travailler à l’amélioration de leurs conditions de vie.
Le responsable du site de l’École Nationale République d’Équateur, Jeudy Pierre Richard, pour sa part, a remercié l’équipe du CEMED et ses partenaires d’avoir pensé aux femmes vivant dans ce site. Il a également profité de l’occasion pour dresser un tableau sombre de la situation des déplacés internes, confrontés à de nombreuses difficultés au quotidien.
La santé reste encore un sujet tabou dans la société haïtienne, particulièrement pour les femmes et les filles. Pourtant, elles sont exposées à de nombreux risques liés à certaines maladies qui constituent aujourd’hui un véritable fléau, notamment le cancer du col de l’utérus et le cancer du sein.
C’est pourquoi, les responsables ont profité de cette journée pour sensibiliser les participantes sur l’importance de se rendre régulièrement dans les centres de santé en vue de se faire dépister et de bénéficier de suivi médical approprié.
Yasmine Sanon
