Le Conseil électoral provisoire (CEP) avance à grand pas dans le cadre de la mise en application du Calendrier électoral. Déjà, près d’une centaine de partis politiques se font enregistrer au niveau du Conseil électoral en perspectives aux prochaines joutes dont le premier tour est prévu au 30 août 2026.
Alors que les jours passent, les préalables fixés par le CEP, lors de la publication du calendrier électoral en décembre dernier, peinent à être adressés par l’exécutif.
Le climat sécuritaire stable réclamé pour pouvoir accéder à toutes les communes et sections communales du pays et y opérer pendant toute la durée du processus électoral est loin d’être établi.
Au contraire, les conditions sécuritaires se détériorent de plus en plus. Plus de 85 pour cent du département de l'Ouest demeure sous le contrôle des bandits. C’est quasiment le même cas de figure pour les départements de l’Artibonite et du Centre.
En ce qui a trait à la disponibilité des moyens financiers, deuxième préalable édicté par l’institution électorale, le gouvernement tarde à se prononcer. Selon une source proche du CEP, le projet de budget des élections est soumis depuis le mois de décembre à l’exécutif. Jusqu’à présent, le Conseil n’a reçu aucun retour relatif à ce budget qui est pourtant d’une importance vitale pour la poursuite du processus électoral.
« Organiser des élections en Haïti implique de gérer simultanément de multiples urgences qui requièrent des actions rapides dans toutes les régions du pays. L'accès à des moyens financiers au quotidien augmente l'efficacité du CEP dans la conduite du processus électoral. Le respect des délais convenus dans le calendrier nécessite la connaissance et l'allègement des procédures de décaissement », avaient fait remarquer des responsables de l'institution électorale.
Sheelove Semexant
