Trois journées de grève générale sur tout le territoire national sont annoncées par les centrales syndicales dont le CTSP, la CTH, la CATHESPM-BATAY OUVRIYE ainsi que plusieurs autres organisations pour le lundi 13, mardi 14 et mercredi 15 mars 2026 afin d’amener le gouvernement d’Alix Didier Fils-Aimé à se rétracter sur sa décision d’augmenter le prix du carburant sur le marché national et demande notamment la hausse du salaire minimum à 2 500 gourdes.
Dans une rencontre avec la presse, le coordonnateur général de l’ESPM-BO, Télémaque Pierre, a lancé la mobilisation générale dans le pays face à la décision du chef de la Primature et de son gouvernement d’augmenter les prix des produits pétroliers.
Alors que les ouvriers, les travailleurs, les pompistes ainsi que les agents de sécurité n’ont pas vu leurs salaires augmenter, de plus une situation sécuritaire grandissante empêche les habitants de circuler librement dans le pays.
« Ce mouvement de mobilisation a trois grands objectifs spécifiques : exiger du Premier ministre, M. Alix Didier Fils-Aimé, de faire volte-face sur la montée du carburant, sortir un arrêté fixant le salaire minimum à 2 500 gourdes, décider de poursuivre la continuité des taxes et impôts qu’il avait annoncé suspendre sur les ouvriers à la suite des grandes mobilisations des travailleurs », a déclaré le syndicaliste.
En outre, M. Pierre décrit la vie courante d’un ouvrier devenue presque impossible à gérer dans la zone métropolitaine. Entre transport, nourriture et autres dépenses, certains s’acquittent de près de 2 000 gourdes par jour, alors que le salaire minimum reste largement en dessous.
Par rapport à ces constats, il affirme qu’à partir du lundi 13, mardi 14 et mercredi 16 avril 2026, les ouvriers de la SONAPI se mettront en branle, notamment les organisations de taxis-motos dans plusieurs zones de la région métropolitaine. Il ajoute que ces mots d’ordre sont également adressés aux ouvriers de Caracol, Ouanaminthe, pour faire pression sur les autorités afin qu’elles se rétractent sur leur décision.
Par ailleurs, il invite tous les groupes sociaux, culturels et politiques œuvrant dans tout le pays à prendre part à cette grande mobilisation à partir de ces dates pour forcer les dirigeants à stopper cette mesure.
Yvel Admettre, président de la Fédération Nationale des Syndicats en Éducation (FENASE), de son côté, a fait savoir que la hausse du carburant a déclenché une augmentation des frais de transport, provoqué des tensions entre chauffeurs et passagers, et aggravé les conditions de vie de la majorité de la population et des secteurs.
Plus loin, M. Admettre déclare que cet appel à la mobilisation est large et que tous les secteurs doivent participer : travailleurs du secteur informel, agents de sécurité, employés domestiques, chauffeurs et motocyclistes, personnel des stations-service. Tous sont invités à rejoindre le mouvement, tout en exhortant le peuple à se lever pour faire entendre sa voix. Sinon, rien ne changera.
Yasmine Sanon
