Près de 150 élèves du 3e cycle fondamental, issus de différents établissements scolaires de la commune de Pilate, ont pris part à une mobilisation environnementale suivie d’une activité de mise en terre de plantules forestières dans la mini-forêt de Baudin. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet « Amélioration de la résilience climatique dans la région des Trois-Rivières en Haïti grâce à la gestion intégrée des inondations » et s’est tenue à l’occasion de la fête de l’Agriculture et du Travail, le 1er mai 2026.
La journée a débuté à l’École du Sacré-Cœur de Pilate, où des dizaines d’élèves des secteurs public et privé se sont réunis dans la matinée dans un dispositif organisé autour de la sensibilisation environnementale.
La première phase de l’activité a été consacrée à une session de formation portant sur l’agroforesterie, la reforestation et les enjeux liés aux changements climatiques. Les échanges ont permis de mettre en évidence les liens entre la dégradation des sols, la perte de biodiversité, la vulnérabilité agricole et la responsabilité des jeunes dans la préservation des ressources naturelles.
Les intervenants ont expliqué comment les pratiques agroforestières contribuent à la restauration des équilibres écologiques tout en soutenant la production agricole locale et la résilience des communautés face aux effets du changement climatique.
À l’issue de cette phase pédagogique, les élèves se sont rendus sur le site de la mini-forêt de Baudin, où ils ont participé à une activité de plantation d’arbres. Ce site, intégré aux interventions du projet Trois-Rivières en cours d’exécution par Heifer Haïti, fait l’objet d’un processus progressif de restauration écologique.
Cette activité s’inscrit dans la continuité des actions déjà engagées sur le terrain et témoigne du passage du projet vers des interventions plus structurées et participatives, impliquant directement les communautés scolaires dans la restauration des écosystèmes.
« Je suis contente de comprendre que notre alimentation est liée à l’environnement. Cela m’a permis de prendre conscience de la nécessité de protéger la nature pour survivre. Cette activité m’a beaucoup appris et m’a fait comprendre que l’agriculture dépend de l’équilibre écologique », a confié une élève participante.
Hervé Delima
