Le marathon tire son nom de la légende de Pheidippidès, ce messager grec qui aurait couru de Marathon à Athènes pour annoncer la victoire sur les Perses ; mais il faut attendre les Jeux olympiques modernes de 1896 pour voir naître officiellement la course reliant ces deux villes, sur une distance inférieure au chiffre désormais sacré de 42,195 km partant de Windsor Castle pour se terminer devant la loge royale au White City Stadium, lors des Jeux de Londres de 1908.
Dans cette course mythique de l'histoire universelle, Haïti s'est signalé discrètement par la présence du premier athlète recensé au marathon olympique: Maurice Charlotin, arrivé 62ème à Munich en 1972.
À Montréal 1976, Thancule Dezart s’aligne sans terminer la course, tandis qu’Olmeus Charles, lui aussi engagé, ne prend pas le départ.
Puis vient Dieudonné Lamothe, figure majeure de l’endurance haïtienne : 78e à Los Angeles 1984, il signe surtout une remarquable 20e place à Séoul en 1988, avant de conclure son cycle olympique du marathon par une 76e place à Barcelone en 1992.
Malheureusement, un rappel s’impose avec la sécheresse des faits : depuis la quatrième olympiade de Dieudonné Lamothe en 1992, plus aucun athlète haïtien n’a officiellement couru le marathon olympique; un silence qui dure donc depuis plus de trois décennies.
À quand le prochain marathonien haïtien capable de faire mieux que la 20e place de Dieudonné Lamothe, obtenue en 1988, à Séoul, en Corée du Sud ?
Mickelson Thomas
