La CONCACAF a récemment actualisé son classement des championnats nationaux, et le championnat haïtien s’y distingue en intégrant le cercle des quinze meilleurs, à la 11e position.
Sans réelle surprise, la Liga MX conserve son hégémonie régionale, illustrant la puissance structurelle et financière du football mexicain. La Major League Soccer (MLS) s’installe solidement à la deuxième place, confirmant sa montée en puissance ces dernières années. Plus bas dans la hiérarchie, la Première Ligue canadienne occupe le 6e rang, tandis que le championnat jamaïcain se positionne à la 10e place.
Dans cette cartographie compétitive, Haïti devance le championnat dominicain, classé 12e, ainsi que ceux du Suriname, de Trinité-et-Tobago et du Belize, qui complètent le top 15 régional.
Ce positionnement, bien que perfectible, traduit une forme de résilience du football haïtien dans un contexte institutionnel et sécuritaire complexe. L’existence et la relance du championnat professionnel, désormais structuré sous l’appellation D1 Paryaj Lakay, constituent à cet égard un levier stratégique.
Dès lors, l’enjeu dépasse le simple classement : il s’agit de consolider un écosystème durable, capable d’articuler formation locale, compétitivité interne et visibilité internationale. À l’horizon 2027, nombreux sont les observateurs qui espèrent voir le championnat haïtien franchir un palier supplémentaire, à la mesure de son potentiel et de sa tradition footballistique.
Gérald Bordes
