C'est l'histoire d’un homme politique haïtien qui, dans une chambre d’hôtel, a toujours eu une bouteille de vin rouge, son paquet de cigarettes, et une de ses jeunes petites amies à chaque fois qu’il a des documents importants, malheureusement à rédiger pour la République. C’est un homme de tous les grands dossiers. Bien des fois, il conseille des présidents, Premier ministres, ministres, parlementaires sur des dossiers brûlants. N’empêche, on lui reproche toujours comme quelqu’un qui n’est pas de bonne commerce. Officieusement, beaucoup le considèrent comme étant le démarcheur des hommes d’affaires qui sont toujours imparfaits dans leurs actions imparfaites.
Ces dernières années, il a signé presque tous les accords qui, en quelque sorte, désaccordent la société haïtienne. Il est celui qui, dans un bordel en République Dominicaine, avait, après avoir fait la lecture d'un document de plusieurs pages, mettait pression sur un collègue de son parti politique pour signer l’accord d’une affaire de riz de contrebande. Il est à noter que ce dernier, c'était l'accord qui désaccordait les couples, les familles, en un mot, les hommes et les femmes d'Haïti.
Ce dirigeant qui, pour enfin gérer le ventre et le bas-ventre, prend toujours le malin plaisir d'aller là bas pour venger la race, est dans bien des cas, impuissant après avoir consonmé ce “aroz con pollo” de contrebande dans un restaurant d’un bordel chez le voisin. Entre-temps, comme la nouvelle de l'impuissance du puissant chef corrompu faisait le tour du pays, un commentateur qui commentait les commentaires des faits insolites dans une station de radio, eu à déclarer: Chalmas, ‘’a la kote w tande.’’
Ce grand mangeur, avec un appétit dévorant, il mange fréquemment dans ce lieu très fréquenté des élites politiques et économiques d’Haïti. Là, ils forment l'association de fait non déclarée qui, en fin de compte, finit toujours par se faire attraper par des déclarations d’amour dans une chambre d’hotel payée au frais de la princesse des Port-au-Princiens. Ce sont là ses habitudes et moyens pour jouir les plaisirs d'une vie qui malheureusement est faite de toutes formes d'injustices et d'inégalités sociales.
C'est bon de voyager et de vivre la vie avec tout ce qu'elle contient en termes de plaisir. Mais il y a un temps pour tout. Un temps pour vivre, et un temps pour réfléchir de toutes les injustices sociales et barricades économiques imposés par les oligarques. Malheureusement, ce jouisseur n’est pas encore arrivé à cette phase de réflexion. Penser à l’injustice sociale, c’est la priorité de ceux qui ont de la sensibilité humaine. Maintenant, il est plus préoccupé à signer des accords. Ce, même lorsqu’il n’avait pas eu le temps de lire un document, il le signait.
Ainsi, lors d’une question d’une jeune journaliste concernant les points importants qui l’avaient motivé à donner son accord à cet accord, ce grand dirigeant politique qui aime passer du temps dans des chambres d’hôtels pour finalement lire des dossiers au lit, cette fois-ci n’avait pas eu assez de temps pour réviser en détails ce document. Je ne l’avais pas lu, avait-il déclaré à un journaliste en ligne. J’étais trop pressé pour signer ce précieux document devant les caméras de la presse, question d’être du bon cote de l’histoire, avait-il ajouté.
Mais pourquoi devrait-il se rendre compte des grands points de ce document si important, quand il n'a pas de temps pour se soucier des injustices dans un pays fait d'inégalité socio-économique et de corruption de tout genre ? Son temps c'est de l'argent. De l'argent, dans bien des cas, venant des agents destructeurs des âmes méchantes.
Dans cet État en mauvais état, l'engagement de ce mauvais dirigeant dans la gestion de la cité est inexistant. Comme dans un grand Bric-à-Brac dans un quartier populaire déserté de leur population, cet homme politique ne se soucie absolument de rien sinon que leur poche aussi bien que celui de leur proche. Au frais de la princesse, avec l'argent des pauvres contribuables Port-au-Princiens et du reste du pays, il voyage. Il séjourne dans des hôtels cinq étoiles, pendant que la population, aux abois, dort à la belle étoile aux Champs-de-Mars. Dans ce confort exceptionnel fait de chambre spacieuse, salle de bain privée, Wifi et services personnalisés, sans les lunettes d'un nationaliste visionnaire, pendant qu'il attend probablement un poste ministériel ou de direction générale dans le prochain gouvernement, en tant que consultant au Conseil Électoral Provisoire (CEP), ce dirigeant démagogue, maintenant, il lit au lit les lois sur les prochaines élections.
À rappeler à ce dirigeant politique qui avait signé l’accord du weekend sans le lire que ‘’Signer un document sans le lire engage juridiquement le signataire, rendant l'engagement généralement irrévocable, même sans la mention « Lu et approuvé » qui n'est pas une obligation légale de validité. La signature seule prouve le consentement, rendant difficile la contestation des obligations, qu'elle soit manuscrite ou électronique”, peut-on lire.
A bon entendeur, salut. C’est-à-dire, celui qui a bien compris ce qui est écrit dans ce court texte est alors prévenu.
Prof Esau Jean-Baptiste
