Au commencement était le silence ; rien ne vaut le silence. Gardons-nous d’ignorer que toute parole nait d’un silence que serrait la jugulaire d’une pensée. Quelle âme doit-on posséder pour construire un corps utile à la pensée ? Celle d’un poète, bien sûr ! Un poète qui dit silence et qui raconte le frou-frou de deux corps qui voyagent sur l’étendue des villes : « bri kò nou kite sou vil yo. » L’écho de ce vers introduit le recueil « tras silans » de Coutechève Lavoie Aupont.
« Bò Latibonit
chak men s on bri cheve
lanmou kase pou kouvri lannuit. »
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