​​​​​​​Pour sa troisième édition, « La Saline en Bleu », portée par la Fondation UNIK CRÉATION, a rassemblé des centaines de participants autour d’une programmation mêlant arts vivants, jeunesse et mémoire, dans un décor scénographié en bord de mer.
À La Saline, la mer ne se contente pas de border la ville : elle devient souffle, rythme, présence. Ce dimanche, elle a servi de toile de fond à la troisième édition de « La Saline en Bleu », une initiative portée par la Fondation UNIK CRÉATION, qui confirme, année après année, son ambition de conjuguer divertissement et valorisation culturelle.
Organisé en plein air sur la plage de La Saline, l’événement a mobilisé des centaines de participants, ainsi que plusieurs groupes artistiques et acteurs culturels de la région, venus partager un moment où l’expression artistique rencontre l’espace naturel.
Dès l’arrivée, le regard est happé par la mise en scène. Sur un îlot aménagé en espace VIP, des voilages blancs et bleus flottent au-dessus de la mer, créant une atmosphère presque cinématographique. Un pont étroit y mène, comme une invitation à franchir une frontière symbolique entre quotidien et spectacle.
Plus loin, des tables soigneusement disposées, des abris aux couleurs dominantes bleu et blanc, une paillote revisitée… tout concourt à faire de La Saline un lieu pensé, organisé, scénarisé. Ici, la décoration n’est pas un simple habillage : elle devient un langage visuel, en dialogue constant avec la mer.
L’activité s’ouvre avec un défilé de majorettes. Alignées face à l’eau, les jeunes filles, en tenue bleutée, imposent d’emblée une esthétique cohérente avec le thème. Le geste est précis, l’ensemble discipliné. Mais au-delà de la performance, c’est une symbolique qui s’installe : celle d’une jeunesse en représentation, en lien direct avec son environnement.
« C’est une fierté pour nous de participer à ce genre d’activité qui valorise notre culture », confie une participante à la sortie du défilé.
Autour, le public — nombreux — observe, circule, s’approprie l’espace. La plage devient scène sans rupture, sans frontière nette entre spectateurs et acteurs.
Au fil de l’après-midi, les séquences s’enchaînent : prestations de danse, lectures poétiques, interventions artistiques, animations musicales, performances de groupes et défilé bikini, inscrit dans une logique de divertissement assumé.
L’événement se construit dans cette diversité, où chaque segment apporte sa tonalité. Ici, la culture ne se cloisonne pas : elle circule, se transforme, s’exprime dans le corps, dans la voix et dans le rythme.
« L’objectif est de rendre hommage à la mer et de valoriser la plage de La Saline », explique la notaire Yanick Smith, présidente de la Fondation UNIK CRÉATION.
Au-delà de l’aspect festif, cette troisième édition s’inscrit dans une démarche mémorielle. Un hommage particulier est rendu à l’écrivain haïtien René Depestre, dont l’œuvre, profondément liée à l’imaginaire, à la sensualité du paysage et à la liberté, trouve ici une résonance particulière.
Lectures scéniques et références artistiques viennent rappeler que la culture, ici, ne se limite pas à la performance : elle s’inscrit dans une continuité.
La force de La Saline en Bleu réside dans sa capacité à rassembler. Familles, jeunes, artistes, curieux : le public est multiple, présent, engagé.
Entre ceux qui suivent les prestations, ceux qui profitent de la mer et ceux qui circulent entre les espaces aménagés, l’événement se construit dans le mouvement, sans cloisonnement. La Saline devient ainsi un espace partagé, où chacun trouve sa place.
À La Saline, ce dimanche, la mer n’était pas seulement un décor. Elle était langage. Et à travers La Saline en Bleu, c’est toute une communauté qui s’est donnée rendez-vous pour la faire parler — entre beauté, mémoire et expression vivante.
