Un jeune de 19 ans est tombé. Atteint par une balle assassine. Un agent de sécurité devant les locaux du ministère de l’Éducation nationale a tiré à hauteur d’homme pour disperser des manifestants.
On ne saurait parler d’accident.
C’est un homicide qui mérite une enquête sérieuse sur le niveau de qualification de ces dits agents de sécurité ou de ces gardes du corps qui entourent nos dits dirigeants.
Le gouvernement et les instances concernés ont réagi à cet acte odieux. Ils ne pouvaient faire autrement pour ne pas continuer l’exemple déplorable donné par les administrations précédentes qui semblaient se désintéresser totalement de la souffrance des citoyens.
Mais ces condamnations devraient aller plus loin, ce qui ne sera pas malheureusement le cas. Nos dirigeants se montrent en général satisfaits de ces gens en arme qui les entourent, agents de sécurité, gardes du corps, qui souvent comment nous l’avons déjà dit n’ont aucune qualification. Le pire, ces dites personnes sont en plein dans le délire du chef haïtien qui se manifeste dès qu’on porte une arme.
Hors aucune institution, encore moins la Police nationale, ne se préoccupe de la santé mentale, de l’état psychologique de ceux qui sont appelés à porter des armes. Dans un pays comme le nôtre où le délire du chef a causé tant de dégâts, les évaluations psychologiques à la PNH et dans les agences de sécurité devraient être rigoureuses.
Mais le système comme il fonctionne s’accommode bien de ces ignorants en arme, en uniforme ou pas, prêt à dégainer et à presser la gâchette dès qu’ils se sentent offensés ou menacés.
Une vie a été prise. Notre jeunesse a encaissé le coup et cela ne fait que la conforter dans la mauvaise opinion qu’elle a de ceux qui nous dirigent. Parler de mauvaise opinion c’est peu dire. C’est le dégout. C’est le rejet. La fonction politique fait honte et attire très peu de jeunes, sauf ceux qui, tout en le cachant, ne rêvent qu’à venir s’attabler aussi à la table de la ripaille. Car, il ne faut pas se voiler la face. Ce système a tout fait pour détruire cette jeunesse, la rendre ignorante, la corrompre. Ces nouveaux programmes éducatifs, dont un ministre a fait frénétiquement la promotion sous les ordres de l’étranger, sont la cerise sur le gâteau de l’infamie.
La comédie, l’imposture continuent avec son lot de cadavres. Jusqu’à quand ?
Gary Victor
