Blan an pa vle l !
Qui n’a pas entendu ces mots de la bouche d’un Haïtien et pire d’un dirigeant, d’un haut fonctionnaire ?
Mais, derrière le Blan an pa vle l, il y a l’individu accroché à ses habitudes prévaricatrices, assailli par la peur continuelle que ses privilèges ne soient remis en question.
Derrière le Blan an pa vle l lan, il y a la frousse de perdre son visa.
Le visa pour le paradis us, canadien ou européen.
Car, le plus grand privilège d’un dirigeant haïtien comme de ces satrapes africains c’est d’aller se faire soigner à l’étranger. On ne pensera jamais à construire et à faire fonctionner un hôpital digne de ce nom.
Les étrangers, le Blanc, se sentent très confortable avec ces déchets d’humanité. Grace à ces derniers ils peuvent piller les richesses des peuples et surtout monter un tas de projets bidons comme des ONG ou les directeurs ne sont que des porteurs de valise, des courtiers, des courroies indispensables pour que l’argent des contribuables américains, canadiens ou européens aillent disparaitre dans les banques off-shore.
Le jeu va se corser avec les velléités de plusieurs pays du Sud de se dégager définitivement de l’influence des pays occidentaux. En Haïti, nous restons accrochés encore à nos liens avec Taiwan alors que la République populaire de Chine peut nous offrir cent fois mieux. La République dominicaine dont l’élite politique a un peu d’échine à effectuer le saut. Chez nous, il est difficile de demander aux laquais et aux médiocres qui constituent une grande partie de notre personnel politique d’aller dans une direction qui serait profitable à la nation.
C’est ce qui va rendre encore plus problématique les élections. Toute élections libre, honnête, transparente signifiera la disparition de cette classe politique responsable de ce chaos que nous connaissons. Alors va-t-on rester en transition permanente pour permettre à tout ce beau monde d’avoir une place sous les mamelles de la vache ou bien les ténébreux de ce pays nous concocteront-ils comme ils savent le faire des élections truquées avec au final un autre pantin médiocre sur le fauteuil présidentiel et une armée de médiocre et de délinquants au Parlement ?
Alors que l’Afrique bouge, la première République noire s’embourbe. Y-a-t-il eu une arnaque historique quelque part ?
Gary Victor
