C’est vrai que nous avons tendance à une auto flagellation, ce qui est toujours stérile jusqu’à devenir névrotique. Quand ça va mal, cela semble plaire à beaucoup. Certains même y trouvent une sorte d’énergie qui leur permet d’endurer une vie à l’étranger, qu’au fond, ils ne supportent pas.
De l’autre côté, et c’est pire, on trouve ceux qui s’estiment heureux de leurs conditions de favorisés de toujours ou de favorisés du moment, c’est-à-dire qu’on profite du pouvoir et l’on juge toute critique comme une attaque contre les dirigeants et contre son enviable situation personnelle.
Les catastrophes arrivent partout, c’est vrai. L’homme ne pourra jamais prétendre avoir la maîtrise de la nature. Des heures de pluie. Un tremblement de terre. Personne n’est à l’abri. Mais, il y a aussi des catastrophes qui ne sont pas le fait de la nature, mais qui résultent de nos choix de gouvernance, de la soif exagérée du profit, de l’égoïsme et de notre inconscience, comme quand l’environnement se réduit à une peau de chagrin parce que ceux qui ont charge de la gouvernance se moquent éperdument de prendre des mesures pour protéger un patrimoine qui doit revenir aux générations futures.
Il faut continuer à lutter contre nos fragilités, à les dénoncer, à les montrer du doigt, car elles sont le fruit de la méchanceté et de l’incompétence. Ces fragilités mettent à mal les efforts de ceux, dans le secteur public ou privé, qui tentent justement de donner une autre image de notre pays. Il est indiscutable que jusqu’à présent nous sommes la proie d’un système qui continue à créer le chaos, la boue, la crasse, l’ignorance, la folie, qu’on peut voir et tâter à tous les coins de rue et qui commencent par s’incruster dans nos cerveaux.
La Rédaction
