À l’échéance de la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition, la coordination nationale du mouvement politique Debout Citoyen, membre de l’initiative du 24 avril 2025, a organisé une conférence de presse ce lundi 19 janvier 2026 à Delmas, autour de la conjoncture actuelle du pays.
Dans son intervention, Me Lucmanne Delille, coordonnateur national de Debout Citoyen, a critiqué la manière dont le CPT conduit la transition. Il a également dénoncé les démarches entreprises par le CPT auprès de partis et de groupes politiques, qu’il accuse de chercher à les rallier en leur proposant des postes et des avantages financiers dans le but de se maintenir au pouvoir. Selon lui, le décret concerné est abominable, immoral et inacceptable. « On ne peut pas construire un pays sur la base de la corruption », a-t-il déclaré.
Par ailleurs, Lucmanne Delille a salué les efforts de la Police nationale d’Haïti, qui a mené plusieurs opérations ces derniers jours et qui, d’après lui, ont déjà donné certains résultats sur le terrain. Il a toutefois appelé les autorités à poursuivre et à renforcer ces actions afin d’obtenir des résultats plus significatifs, en vue de rétablir la sécurité et la confiance au sein de la population.
Pour le coordonnateur national, deux mesures essentielles doivent être prises. D’une part, le futur gouvernement doit abroger les décrets en vigueur afin d’éviter toute promotion de l’impunité et de la corruption. D’autre part, la Police nationale doit continuer les opérations en cours et neutraliser les chefs de gangs.
À l’approche du 7 février, Lucmanne Delille appelle les dirigeants à remettre le pouvoir, dans la paix et la tranquillité, à un juge de la Cour de cassation, qu’il souhaite honnête, crédible et compétent. Selon lui, ce dernier devra ensuite désigner un Premier ministre capable, dont le nom n’a jamais été cité dans des affaires de corruption, de complot ou de liens avec des gangs, et qui soit à la hauteur de la tâche.
Modeline Youte
