Le Conseil présidentiel de transition (CPT) s’est entretenu, le dimanche 18 janvier 2026, avec des regroupements et partis politiques, dans l’objectif de trouver un consensus autour d’un mécanisme de gouvernance capable d’assurer la stabilité du pays après le 7 février 2026, date marquant la fin de son mandat.
Le CPT cherche un consensus à l’approche du 7 février, date marquant la fin de son règne de gouvernance. Dimanche dernier, les conseillers-présidents ont rencontré, à la Villa d’Accueil, le Mouvement pour la Réconciliation et la Reconstruction Nationale et le Consensus politique, regroupant notamment EDE, Pitit Dessalines, Ansanm Nou Fò, l’Accord historique du 14 août, le RENAPA et le Parti Ayisyen pou Ayiti.
Cette rencontre s’est déroulée autour d’une approche visant à mettre en place un mécanisme de gouvernance capable d’assurer la stabilité du pays après le 7 février 2026, date marquant la fin de son mandat, tout en garantissant la continuité du processus électoral et le rétablissement de la sécurité.
Le MORN salue cette initiative qui, selon son coordonnateur général, Jonas Legerme, a été l’occasion de faire entendre sa voix et de plaider en faveur d’un exécutif bicéphale, dirigé par un juge issu de la Cour de cassation ou, à défaut, par un représentant issu soit du secteur politique, soit du milieu universitaire. « Nous avons entendu tellement de choses sur le CPT, il était important de discuter avec ses membres pour leur dire leurs quatre vérités et leur rappeler combien ils ont échoué », explique M. Legerme.
L’activiste politique précise que les conseillers-présidents rappellent que leur mandat arrive à terme le 7 février. Ainsi, ils veulent à tout prix trouver une alternative afin d’éviter que le pays ne sombre une fois de plus dans un chaos politique, tout en rapportant que le CPT promet de poursuivre les discussions.
Dans cette même perspective, des rencontres ont été prévues pour ce lundi 19 janvier 2026 avec COPPOS-Haïti et alliés, KOREPAD, ainsi que les représentants des Accords de Montana et du 21 décembre. Cependant, ces structures refusent toute idée de discuter avec le CPT.
M. Legerme met en garde tous ceux qui s’opposent à prendre part à la table de discussion. « Il est hors de question de laisser passer le temps sans trouver une solution avant cette date fatidique. Nous ne pourrons plus avoir un exécutif monocéphale avec un Premier ministre. Nous devons trouver un terrain d’entente, chacun se doit de faire des compromis », dit-il.
Sheelove Semexant
