Pas moins de 43 compatriotes haïtiens ont été rapatriés dans la ville des Cayes par les garde-côtes de la Jamaïque, le dimanche 29 mars 2026. Ces ressortissants, originaires de plusieurs régions d’Haïti, tentaient de traverser les côtes jamaïcaines lorsqu’ils ont été interceptés par les garde-côtes.
À leur arrivée à la base BLTS/Garde-côtes des Cayes, un dispositif d’accueil a été mis en place pour leur offrir une prise en charge immédiate, tant sur le plan sanitaire que social.
Plusieurs institutions publiques et organisations humanitaires ont uni leurs efforts pour assurer un accueil digne et sécurisé aux rapatriés. La mairie des Cayes, l’Office national de la Migration, la Protection civile, la Croix-Rouge, le CAN ainsi que la Police Nationale d’Haïti à travers le SDPJ ont pris part à cette opération d’accueil.
Dès leur débarquement, les 43 rapatriés ont été enregistrés, évalués médicalement, puis orientés vers une assistance adaptée à leur situation. Certains présentaient des signes de fatigue avancée liés aux conditions de voyage en mer, tandis que d’autres avaient besoin d’un accompagnement psychosocial.
Selon des informations recueillies sur place, ces compatriotes avaient pris la mer dans l’espoir de fuir l’insécurité, la précarité économique et l’absence de perspectives dans leurs localités d’origine. Comme c’est souvent le cas dans ce type de traversée clandestine, ils voyageaient dans des embarcations de fortune, exposés à toutes sortes de dangers.
À la base BLTS/Garde-côtes, les équipes mobilisées ont distribué de l’eau, de la nourriture, des vêtements et leur ont fourni les premiers soins. Un processus d’identification a également été conduit afin de déterminer l’origine de chaque rapatrié et faciliter leur éventuel retour vers leurs familles respectives.
L’Office national de la Migration a assuré le suivi administratif du dossier, pendant que la Police nationale d’Haïti veillait au respect des procédures légales et à la sécurité de l’opération.
Ce nouvel épisode de rapatriement met en lumière l’ampleur du phénomène migratoire irrégulier qui touche le pays. De plus en plus d’Haïtiens, confrontés à l’insécurité grandissante et à l’effondrement socio-économique, prennent des risques considérables pour tenter de quitter le territoire par voie maritime.
Ces départs clandestins, souvent organisés par des réseaux informels, exposent les migrants à des dangers extrêmes : naufrages, arrestations, abandons en mer, voire pertes en vies humaines.
Frantzou Laguerre
