Le ministère de l'Environnement a procédé, ce mercredi 13 mai 2026 à Pétion-Ville, au lancement officiel du programme d'appui aux initiatives environnementales citoyennes (PAIEC) et aussi la phase opérationnelle 8 du programme de microfinancement du fonds pour l'environnement Mondial (PMP/FEM). Plusieurs personnalités publiques étaient présentes à cette cérémonie qui s’est déroulée sous le patronage du Premier ministre.
Le programme d'appui aux initiatives environnementales citoyennes (PAIEC) est déployé dans les dix départements du pays. Il s'inscrit alors dans les orientations stratégiques du gouvernement relatives à la mobilisation citoyenne, à la promotion de l'économie verte et au renforcement de la présence de l'Etat dans les territoires.
Il prévoit donc la mobilisation de plus de 1000 organisations, la formation de 300 jeunes, l’accompagnement de 100 plans d'affaires, mais encore le financement de 30 projets environnementaux à fort impact.
Les projets sélectionnés bénéficieront de financements compris entre 250 000 et 1 000 000 de gourdes, selon la portée et l’impact des initiatives proposées.
D’un autre côté la phase opérationnelle 8 du programme de microfinancement du fonds pour l’environnement Mondial(PMF/FEM), va permettre le renforcement de l 'accompagnement des organisations communautaires locales intervenant notamment dans les aires protégées et les zones écologiques sensibles.Cette nouvelle phase du PME/FEM accordera une attention particulière à plusieurs domaines stratégiques , notamment la conservation de la biodiversité, l’agriculture et la pêche durable, la gestion des déchets et des produits chimiques ainsi que les solutions urbaines durables.
Selon le représentant de l’UNESCO, Paranoty Prophète, avec le lancement du programme PAIEC, le ministère de l’Environnement a fait le choix de transformer les défis structurels en leviers de croissance. D’après lui, Haïti prouve que sa vitalité réside dans sa capacité d’innovation.
Le représentant du PNUD, Xavier Michon, pour sa part, a évoqué la dégradation environnementale en Haïti. Il a parlé du programme de micro-financement du Fonds pour l’environnement mondial, tout en affirmant sa conviction qu’il peut contribuer à changer la trajectoire environnementale d’un pays grâce au financement d’initiatives communautaires.
Il a avancé plusieurs chiffres pour illustrer l’ampleur des actions financées par ce programme à travers le monde, soit plus de 25 000 projets.
Le PNUD a réaffirmé son engagement à accompagner l’avancement du programme. Le ministre de l’Environnement a fait savoir que le lancement de ces programmes permet aux organisations écologiques de la société civile de présenter leurs solutions aux problèmes liés aux communautés. Il a également souligné que cela envoie un signal clair montrant la volonté des autorités de travailler avec leurs partenaires afin de répondre aux enjeux de stabilité, de sécurité et d’apaisement économique.
Le directeur de cabinet du Premier ministre, Me Axène Joseph, présent pour s’exprimer au nom du chef du gouvernement, a indiqué que le gouvernement accorde une importance particulière aux questions environnementales, tout en prenant en considération les crises que traverse le pays.
« Il ne peut exister de stabilité durable dans un environnement dégradé », a affirmé Axène Joseph. Selon lui, ces deux programmes portent une ambition commune : faire des communautés locales les principaux acteurs de la transformation environnementale.
Ils traduisent la volonté du gouvernement d’Alix Didier Fils-Aimé et de ses partenaires de passer d’une logique de sensibilisation à une dynamique d’actions concrètes, visibles et mesurables sur le terrain.
Sorah Schamma Joseph
