Vivario, en partenariat avec le ministère de la Jeunesse, des Sports et de l’Action civique (MJSAC) et le Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH), ont lancé un projet dénommée Ti Mondial 2026, mardi 9 juin 2026, au Centre culturel Brésil-Haïti à Pétion-Ville. Cette initiative sportive et éducative a pour but de mobiliser des centaines d’enfants autour des valeurs de paix, d’inclusion et de solidarité.
En effet, dans l’objectif d’offrir une autre alternative à la violence et de créer des espaces sûrs pouvant renforcer la culture de paix, l’organisation internationale Vivario lance ce championnat interscolaire sous le nom de Ti Mondial, qui reflète la grande rencontre mondiale.
Comme dans la Coupe du monde, 48 équipes masculines vont s’affronter. Il y a également 8 équipes féminines, avec la participation de 48 écoles issues de 12 quartiers de la région métropolitaine de Port-au-Prince.
D’après la coordinatrice des programmes de sports et des arts au sein de la structure VIVARIO, Christelle Delinois, chaque école porte le nom d’un des pays qui participe au Mondial. Dans différentes communes, dont Carrefour, Croix-des-Bouquets, Cité Soleil, Kenscoff et Pétion-Ville.
« Après la sélection des écoles, nous avons organisé un tirage au sort pour connaître quelle école va représenter le nom de quel pays. Pour les écoles qui portent déjà le nom d’un pays, elles n’ont pas besoin de participer à ce tirage et conservent le nom de ce pays », a précisé Mme Delinois.
De plus, elle affirme que la première phase de ce tournoi sera jouée directement sur les terrains situés à proximité des groupes dans leur commune. Ensuite, d’autres parcs seront utilisés pour la suite de la compétition.
D’autre part, elle rappelle que le grand lancement aura lieu le mercredi 10 juin au parc Sainte-Thérèse.
Prenant la parole, le représentant du Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH), Hernando Casseres, a salué l’initiative du tournoi Ti Mondial que les responsables de Vivario et leurs partenaires vont organiser dans les écoles. Selon lui, cette activité va bien au-delà d’une simple compétition sportive, elle constitue un outil de prévention, d’inclusion et de promotion du dialogue en faveur de la paix et d’une réconciliation durable.
Il a rappelé que le sport ne peut pas se substituer à la sécurité, à la justice ou à l’éducation, mais qu’il offre un espace propice permettant aux enfants de se retrouver, de renforcer les liens sociaux et de favoriser la réconciliation.
Yasmine Sanon
