Trois mois après son lancement, l’organisation Éveil patriotique pour l’action sociale (EPASI) a organisé sa première activité : une clinique mobile à l’intention des femmes du camp de déplacés installé à l’école municipale Pierre Labitrie, le dimanche 8 mars 2026. Environ 400 personnes ont reçu des soins de santé grâce à une cohorte de plus de 30 médecins et d’une dizaine d’infirmières.
Tôt dans la journée, une importante délégation de l’EPASI, accompagnée de différents professionnels de santé — médecins, infirmières et laborantins — a pris la direction de Delmas 31 pour venir en aide aux femmes vivant dans ce campement provisoire. Dans un espace contigu, inadéquat pour des prestations sanitaires, l’EPASI a su créer la magie grâce à une organisation logistique rigoureuse. L’équipe s’est armée de discipline et de méthode afin de prodiguer des services au plus grand nombre. Au total, 400 bénéficiaires ont pu recevoir des consultations gratuites ainsi que les médicaments nécessaires à leur prise en charge, dans une ambiance conviviale et solidaire. Par ailleurs, un espace de dépistage du VIH, avec résultats immédiats, a été aménagé afin de desservir, durant la journée, cette communauté livrée à elle-même, dans l’indifférence totale de l’État haïtien.
Cette initiative, réalisée dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes, entend répondre au cri des femmes et des filles souvent victimes de la précarité de ces abris provisoires. Selon le coordonnateur général de l’EPASI, Wilson Sydney Joseph, l’organisation s’engage à agir afin de soulager les «â€¯laissés-pour-compte », ces marginalisés qui vivent dans des conditions inhumaines. Lors de son lancement, le 18 novembre 2025, le coordonnateur général avait affirmé que cette structure se tiendrait toujours aux côtés des plus vulnérables. Il avait également sollicité l’appui de la société civile afin de l’accompagner dans cette vaste mission. Un appel qui a trouvé un écho favorable et qui a permis de mobiliser, pour cette première activité, plusieurs organisations et institutions, dont IMEDIS, SANOPHAR, PLURIMED, Dayou, Hunger Relief International, House of Hope 4 Children et AIDS Healthcare Foundation.
Pour sa première activité, l’EPASI a placé la barre très haut. L’initiative a ravivé l’espoir au sein de cette communauté composée en grande partie de résidents du quartier Solino, contraints de fuir les violences des gangs armés. Installés dans cet abri provisoire et bénéficiant de très peu d’accompagnement depuis leur arrivée, ces déplacés ont vu, le temps d’une journée, la solidarité remplacer l’indifférence.
