La définition simple de la guerre est un état d’hostilité, de conflit, une lutte ou une compétition entre des forces opposées.
J’aime particulièrement cette forme de « guerre » que l’on retrouve dans la ligue de basketball américaine, où la politique sportive se veut être un équilibre. Pour maintenir l’adversité, l’organisation repose sur des mécanismes structurels de parité :
* Structure financière (Salary Cap) : limiter la masse salariale par équipe empêche les marchés riches d’acheter tous les meilleurs joueurs, et favorise une répartition plus égale du talent.
* Draft de la NBA : attribuer les meilleurs jeunes talents (via la loterie) aux équipes ayant terminé avec le moins de victoires permet de combler l’écart de niveau sur le long terme.
N’est-ce pas des êtres humains qui ont mis en place une telle structure de « guerre » ?
Je me souviens aussi de mon enfance, devant le petit écran, prenant plaisir à regarder le long-métrage Commando (1985), où Arnold Schwarzenegger et Vernon Wells s’affrontent à mains nues. « Gason pa konn lach. Zam se pou sila ki pa kwè nan ponyèt yo... » Voilà pourquoi j’ai toujours eu du mal à accepter la vision de Machiavel : « Il est plus sûr d’être craint que d’être aimé. »
Cette phrase me semble être le sermon d’un être poltron.
Je comprends cependant Thomas Hobbes lorsqu’il affirme que l’être humain, à l’état de nature, sans lois, est dangereux. Depuis des millénaires, nous nous entretuons : du meurtre de Caïn contre Abel, aux guerres arabes de l’Antiquité, aux conflits tribaux en Afrique, aux guerres européennes des XIVe et XVe siècles qui ont débouché sur l’esclavage en Amérique. On dirait que, depuis la naissance de la vie, nous ne cessons de faire la guerre entre nous.
Certains vont même jusqu’à dire que la naissance elle-même est le fruit d’une bataille : le spermatozoïde victorieux qui permet à l’individu d’exister.
Alors, nos prétextes de guerre proviennent-ils de notre nature humaine, ou simplement du fait que nous ne sommes pas encore devenus des êtres de sagesse?
Nous sommes tous mortels. Un jour ou l’autre, chacun de nous doit mourir, peu importe la manière.
Notre système solaire compte huit planètes principales : Mercure, Vénus, Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune. Si l’humain est « fait » pour la guerre, pourquoi ne pas déclarer une guerre entre planètes ?
Que la Terre déclare la guerre à Jupiter… Ce n’est pas possible ?
Alors, si la guerre ne peut se faire qu’entre nous, pourquoi ne pas travailler à transformer la Terre en une ligue semblable à celle du basketball américain ?
« Poukisa nou oblije fè lagè?
Defisi pou tou lè 2 pati
Byen souvan yon sèl moun ki lakòz
Mete vi pitit Bondye an danje… Why? »
— Extrait de la chanson Guerre mondiale, Dieudonné Larose.
Jadis, je voyais les Blancs comme les plus intelligents.
Pourquoi ?
Parce que le pape Nicolas V (Tommaso Parentucelli), haut dignitaire ecclésiastique, légitima l’esclavage des Africains au XVe siècle par la bulle Romanus Pontifex (1455), autorisant le roi du Portugal à réduire en esclavage les « sarrasins, païens et autres ennemis du Christ ».
Plus tard, en 1620, le duc de Sully imagina un corps politique de tous les États d’Europe, visant une paix durable et un commerce perpétuel. Cela déboucha sur les traités de Westphalie (1648), où les grands États d’Europe définissent leurs relations dans le respect de leur souveraineté. Mais malgré ces avancées, les guerres mondiales du XXe siècle et les conflits récents, comme celui entre la Russie et l’Ukraine, montrent qu’aucune alliance ne semble capable de faire cesser la guerre entre humains.
Voilà pourquoi je dis que la création est la seule coupable de notre condition, et j’accuse le ou les créateurs d’être les véritables malfaiteurs de notre humanité terrestre.
Sommes-nous destinés à subir cela indéfiniment, ou voulons-nous réfléchir, développer notre sagesse et abolir cette pratique acharnée de la guerre entre nous, êtres mortels ?
Bwapiwo
